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Tuyau d'orgue

Août 2023

Fig.1

Restitution du tuyau au MIM par Wilfried Praet (à droite) en présence de Pascale Vandervellen (conservatrice claviers, à gauche) et Bruno Verbergt (directeur a.i.)

Restitution du tuyau au MIM par Wilfried Praet (à droite) en présence de Pascale Vandervellen (conservatrice claviers, à gauche) et Bruno Verbergt (directeur a.i., au milieu)

Fig.2

Le tuyau d’orgue de Moissac (à droite) et sa copie réalisée par Wilfried Praet (à gauche)

Le tuyau d’orgue de Moissac (à droite) et sa copie réalisée par Wilfried Praet (à gauche)

Fig.3

Extrait du Catalogue descriptif et analytique du musée instrumental du Conservatoire Royal de musique de Bruxelles

Extrait du Catalogue descriptif et analytique du musée instrumental du Conservatoire Royal de musique de Bruxelles

Fig.4

Le tuyau d’orgue de Moissac

Le tuyau d’orgue de Moissac

La redécouverte d’un tuyau d’orgue disparu

Le 21 juin 2023, le facteur d’orgue et organologue Wilfried Praet a restitué au MIM un tuyau d’orgue porté manquant à l’inventaire depuis de nombreuses années (fig. 1). Lui-même l’avait reçu d’un auditeur enthousiaste à l’issue d’un concert, et en avait fait une copie (fig. 2). Wilfried Praet ignorait tout de sa provenance. C’est en entamant le nettoyage du tuyau qu’il a découvert, inscrit à l’encre sur la bouche, le numéro d’inventaire 463.

Wilfried Praet a alors fait le lien avec la description donnée dans le Catalogue descriptif et analytique du musée instrumental du Conservatoire Royal de musique de Bruxelles, rédigé par le premier Conservateur du musée, Victor-Charles Mahillon (1841–1924) :
« 463. Tuyau d’orgue en étain de l'anc. coll. Tolbecque. Il provient de la montre de l'orgue de l'abbaye de Moissac, instrument dû à la munificence de Catherine de Médicis » (fig. 3).

Un vestige de l’orgue de Moissac

Le tuyau est fait d’étain repoussé (fig. 4). D’une longueur acoustique d’environ 580 mm et d’un diamètre extérieur d’environ 48 mm, il correspond, selon Wilfried Praet, à un tuyau de do ou do♯ (la 440 Hz). À l’origine, il était placé en façade de l’orgue construit en 1665 pour l’abbaye de Moissac par Jean Haon (John Hew), un facteur d’orgue d’origine anglaise alors actif dans le Sud-Ouest de la France.

Lorsqu’en 1863, Aristide Cavaillé-Coll (1811–1899) « modernise » l’orgue de Moissac en le dotant de 24 jeux, les tuyaux originaux sont délaissés. L’un d’entre eux est acquis par le violoncelliste, collectionneur érudit et facteur d’instruments Auguste Tolbecque (1830–1919), dont le MIM achètera la collection d’instruments anciens en 1879.

Texte : Pascale Vandervellen